Autour de la terre
PRAGUE
Sortie Culturelle du mardi 24 avril au samedi 28 avril 2012
Comme nous partions de l'aéroport Saint-Exupéry, nous en avons profité pour visiter le Parc de la Tête d'Or à Lyon et flâner, malgré le froid, à la découverte de ce jardin exceptionnel!
Pendant que certaines se reposaient ou prenaient la pose, la même trimbalait l'attaché-case,
Aprés cette promenade dans le froid, nous avons terminer la soirée au Restaurant DON CAMILLO à DECINES, trés proche de l'aéroport.
Un bon menu et une soirée plutôt sympa !
Le lendemain, départ pour Prague,capitale de la République Tchèque, celle que l'on surnomme « la ville aux cent clochers » même s'ils ne sont en réalité que 550.
Dès notre arrivée, notre mini bus nous attendait
Allez en route ! Un détour par l'hôtel
Quel bonheur enfin de découvrir cette cité !
La Vieille Ville de Prague (Stare
Mesto)
La place de la Vieille Ville (Staromestske namesti) est l’un des espaces urbains les plus spectaculaires d'Europe.
Dans le coeur médiéval, les maisons de style Baroque ou Renaissance servent d'écrin à l'Hôtel de Ville. Son beffroi gothique haut de 70 mètres défie les clochers de l'église voisine Notre-Dame-du-Tyn. Toutes les heures, l'horloge astronomique assure le spectacle. Son mécanisme fait défiler les 12 apôtres. La Mort agite son sablier et l'avare secoue sa bourse. Tout en explorant les belles demeures des rues voisines, notamment de l'ancienne voie royale Celetna, nous allons vers le nord.
avec son défilé d'apôtres
Le clocher de Notre-Dame-Du-Tyn
Le quartier juif
(Josefov)
La ségrégation envers les Juifs commence au Moyen Âge.
Joseph II de Habsbourg rétablit leurs droits en 1848. L'ancien ghetto porte son nom. L'élégant boulevard de Paris (Pariskà) avec ses immeubles Art nouveau a remplacé les venelles obscures. Les enseignes du luxe côtoient les cafés huppés Barock ou Pravda . Tous deux ont un restaurant.
La synagogue gothique Vieille Nouvelle (Staronova Synagoga) jouxte l' Hôtel de ville juif.
Ne manquez pas le mystérieux cimetière Stara Zidovsky Hrbitov. Très exigu, il compte douze mille stèles enchevêtrées sous ses arbres. En face du cimetière, au café Colonial, nous pourrons goûter la plus réputée des bières tchèques, la Pilsner surnommée "l'or de bohême".
La place Venceslas
Même si Prague a effacé les symboles du communisme, rendez-vous place Venceslas (Vaclavské namesti).
En 1968, le Printemps de Prague commence là. Devant le musée national, l'étudiant Jan Palach s'immole par le feu pour protester contre l'invasion soviétique.
Au balcon de l'immeuble Melantrichova, Vaclav Havel lance la révolution de velours en 1989 et devient le premier Président de la nouvelle République.
Une soirée à
l'opéra
Au théâtre national (Narodni trida, 2), la programmation d'opéras est très variée. A côté, avec vue sur le château, le café Slavia a toujours accueilli l'élite intellectuelle du pays. Non loin, dans le Théâtre des Etats, Mozart donna la première représentation de Don Giovanni. Des spectacles de danse y sont aussi proposés. Pour les Tchèques, l'opéra est une institution.
Nous avons opté pour un concert dans une église, où le son et les voix sont inoubliables :
Le quartier du Château de Prague :
Le Château dresse ses immenses bâtiments sur la plus haute colline de Prague. Véritable quartier, il enferme le palais, des édifices religieux et la ruelle d'or avec ses boutiques colorées.
La forteresse
Le prince Borivoj installe en 870 une place forte sur la colline surplombant le fleuve. Elle se développe avec ses successeurs. Son aspect actuel est surtout le reflet des travaux entrepris sous le règne de Marie-Thérèse d'Autriche au XVIIIème siècle. D'est en oust, le château mesure un kilomètre. Tous les jours à 12 heures dans la première cour se déroule la relève de la garde.
La cathédrale Saint-Guy et l’abbaye
Saint-Georges
Dans la troisième cour, nous entrons dans l'imposante cathédrale Saint-Guy. Elle servait de lieu de sacre et de mausolée aux souverains. Commencée à l'époque gothique, elle fut embellie jusqu'en 1929. La première chapelle à droite est dédiée à Saint-Venceslas, patron de la Bohême. Regardez ses murs sertis de milliers de pierres semi-précieuses.
Plus loin, derrière sa façade baroque l'abbaye Saint-Georges dévoile une église romane. Le Musée d'Art Ancien fait la part belle aux artistes de la cour de Rodolphe II : au XVIème siècle, cet empereur étrange et érudit change la capitale du Saint-Empire. Il quitte Vienne pour Prague et lance une période de gloire pour la ville.
Près du Château, une demeure médiévale accueille un salon de thé cosy avec une petite restauration, U Zeleného Caje, Nerudova 19. Regardez les enseignes pittoresques. Elles servaient jadis au visiteur pour repérer les maisons.
L’étonnante ruelle d’or (Zlata
ulicka)
Elle doit son nom aux alchimistes de Rodolphe II. Les échoppes colorées ressemblent à des maisons de poupées.
Franz Kafka venait écrire au numéro 22 ses émouvantes Lettres à Miléna.
Le Pont Charles relie la Vieille Ville au délicieux quartier de Mala Strana. Enjambant la fougueuse Vltava, le pont est à la fois gothique avec ses tours de défense et baroque avec ses statues.
En 1357, le roi de Bohême Charles IV commande un pont de pierre à l'architecte Petr Parler. La Vltava a emporté les bois du précédent pont Judith. Cet ouvrage fait le lien entre les deux rives pour que Prague prenne ses aises.
Plus tard, il est décoré de sculptures religieuses. La victoire des catholiques sur les protestants en 1620 à la bataille de la Montagne Blanche, relance le culte des saints. Les statues devaient ramener les passants vers la "vraie foi".
Le pont aujourd'hui piétonnier est resté unique jusqu'au XIXème siècle. Sa plus haute tour offre une belle vue panoramique. Les valses tziganes interprétées par les musiciens des rues rythment votre traversée vers le romantique quartier de Mala Strana.
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Mala Strana
Mala Strana rassemble la plus forte densité d'églises et de palais de l'ère baroque.
S'il fait bon se perdre dans ses ruelles poétiques et ses jardins, Mala Strana, le "Petit Côté", rassemble aussi un ensemble baroque exceptionnel financé par les nobles catholiques fidèles aux Habsbourg. Albrecht de Wallenstein fait édifier le premier palais en 1623. Le Sénat siège aujourd'hui dans ce vaste ensemble.
Les jardins à l'italienne sont un ravissement.
Sur la place Malostranské namesti, le palais Liechtenstein fait face à l'église Saint-Nicolas. De loin, vous repérerez son immense coupole verte. Cette merveilleuse composition baroque joue du trompe-l'oeil avec d' étonnants effets d'ondulation des piliers et des voûtes. Le Requiem y fut donné 15 jours après la mort de Mozart.
Plus au sud, la place Maltezské namesti a servi de décor pour le film de Milos Forman,Amadeus.
une façon particulièrement agréable de découvrir la ville vue du fleuve au rythme paisible d'une croisière.
Parlant français, notre guide nous a chouchouté ! Petite collation à bord !
Trés agréable la ville vu des rives !
le musée Mucha
Un grand nombre des œuvres parisiennes de Mucha qui ont fait son immense succès populaire sont rassemblées ici. On retrouvera avec plaisir, comme de vieilles connaissances, ses longues figures féminines rêveuses et évanescentes, drapées dans des voilages fluides et vaporeux. Les lignes ondulantes des contours, les couleurs douces et éteintes traitées en aplat, le vocabulaire décoratif exubérant et symbolique, le génie de la composition font la signature de ce grand illustrateur.
La deuxième partie du musée invite à découvrir l’autre facette de l’artiste. Longtemps exilé, Alfonse Mucha est aussi un patriote convaincu, défenseur du peuple slave, à l’époque où le mécontentement gronde dans l’empire austro-hongrois. De retour en Bohême en 1910, il met son art au service du mouvement de Renouveau national, se tourne dans ses affiches vers le folklore morave ou la célébration de l’organisation sportive Sokol. C’est aussi lui qui dessinera, pour lanouvelle République de 1918, les timbres-poste et les billets de banque, les emblèmes et les symboles.
Cette autre réalité, malheureusement à peine effleurée ici, rend d’autant plus flagrante l’absence à Prague de L’Epopée Slave que l’artiste considérait comme sa grande œuvre, immense chant lyrique, grandiose et prophétique, du destin de son peuple. Si son projet d’installation voit le jour, on pourra enfin considérer l’œuvre de Mucha comme bien représentée dans son pays d’origine.
On peut également retrouver les œuvres de Mucha à la cathédrale Saint-Guy où il a réalisé quelques-uns des vitraux de la nef ou dans le salon du Maire de la Maison Municipale, bâtiment collectif emblématique de l’Art Nouveau à Prague.
Vous ne pourrez pas oublier Prague, car "Prague ne lâche plus celui qui l'a découvert" (Kafka).