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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 17:48

 

LE SECHAGE 

 


 

Si on respecte certaines règles au cours du séchage, on évitera bien des fentes, ruptures et mauvaises surprises !

 

Un petit rappel :

                         dans la terre, l'eau se trouve :

  • dans les pores situés entre les particules formant la terre
  • sur les particules elles-mêmes
  • dans les canaux capillaires. 
Le processus du séchage :
  • l'eau des pores disparaît, d'où le retrait (rapprochement des particules)
  • l'eau des pores continue à disparaître ainsi que l'eau des particules (la pièce semble semble sèche, mais reste froide au toucher, la couleur de la terre reste foncée)
  • l'eau des capillaires disparaît à son tour (la pièce est sèche, sa couleur est modifiée, plus claire, la sensation de froid au toucher a disparue.
                Il est donc indispensable de sécher
  • en atmosphère humide pendant une semaine au moins, la pièce parfaitement emballée sous plastique,
  • puis de la laisser sécher simplement recouverte de plastique pendant quelques jours
  • et enfin de la laisser complétement sécher à l'air libre dans une atmosphère ventilée pendant plusieurs jours encore.
Trois étapes importantes mais qui évitent bien des surprises et des désagréments

Durant le séchage, il est donc important d'éviter
la condensation sur les pièces, ce qui la fragilise en ramollissant la terre., ou le séchage brutal durant lequel l'eau s'évapore trop rapidement de la terre ; résultat l'objet se fend ou se déforme !

Attention !
Les plaques ont tendance à se déformer au cours du séchage !
Pour éviter ces déformation, poser la plaque sur une surface bien plane non poreuse et poser un objet un peu lourd dessus.
Si on souhaite réaliser de grandes plaques et éviter toutes déformations, il est préférable d'utiliser de la terre chamottée ! La chamotte (poudre de terre déjà cuite rajoutée à la terre crue) permet à la terre d'être plus compacte, donc moins fragile au retrait !

Il serait dommage, à cause d'une étape manquée du séchage de ne pas voir aboutir de telles pièces :






A bon entendeur, salut !


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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 22:00

 

 

L’ARGILE


SES PROPRIETES :

Pour faire simple, une argile serait constituée par des feuillets microscopiques de l’ordre du millième de millimètre, séparés par des « lamelles d’eau » et la cohésion de l’ensemble dépend de la tension capillaire des filets liquides… ainsi s’explique la plasticité.

Mais une fois cuite, l’argile ne peut plus revenir plastique, et la cuisson, elle est irréversible.

Si on essaye d’aller plus au fond des choses, les argiles sont des hydrosilicates d’aluminium composés de :

45 à 70 % de silice

40 à 50 % d’alumine

6 à 9 % d’eau

D’origine sédimentaire (dépôts au fond des mers peu profondes ou des lacs d’eau douce qui renferment fréquemment des fossiles) ou d’origine détritique (désagrégation sur place de roches granitiques ou calcaires.

L’argile est donc une roche issue de la décomposition de "feldspaths" (espèces minérales) :

  • très friable, faite de petits grains visibles au microscope, insoupçonnables dans l’argile humide,
  • très avide d’eau, qu’elle perd par séchage. Le passage de l’eau est donc réversible. L’argile contient deux sortes d’eau :

                    ~ l’eau libre : celle qu’on peut rajouter si l’argile crue s’est            desséchée et qui disparaît au séchage vers 100 ° .

                   ~ l’eau de combinaison : celle qui fait partie intégrante de l’argile à hauteur de 6 à 9 % (voir formule plus haut). Elle disparaît à partire 600 ° et il est impossible, après cuisson d’en réincorporer.


L’argile très pure est blanche et existe à l’état naturel.

Les différentes teintes de l'argile sont fonction des nombreux minéraux (notamment silice, aluminium, magnésium, calcium, fer, phosphore, sodium, potassium, cuivre, zinc, sélénium, cobalt, manganèse...) qu'elle renferme dans des proportions variables.

Ainsi, l'argile peut être de couleur verte, rouge, jaune, rose, bleue...

On trouve aussi des argiles noires le long des côtes du Calvados, des argiles bleues à Paris, jaunes en Dordogne, selon qu’elles contiennent des végétaux fossilisés (argile noire), de l’oxyde de fer (argile jaune et rougeâtre), etc…

A la cuisson,

- les impuretés d’origine organique brûleront : ce qui modifiera la couleur de la terre (grise) et donnera la teinte définitive (blanche) au biscuit.

- les impuretés d’origine chimique (oxyde de fer) coloreront le biscuit en rouge brun ou rose selon la dose d’oxyde de fer contenue dans la terre.

L’étude des argiles est complexe et à ce jour inachevée, aussi nous resterons le plus simple et clair possible :

D’abord si l’on verse de l’eau sur de l’argile sèche déposée sur fond d’un cristallisoir, il monte des bulles nombreuses mettant en évidence la porosité de la roche.
 

Si l’on agite, l’argile se sépare en deux parties :

- l’une qui reste en suspension et qui trouble l’eau.

- une autre (éléments plus lourds = quartz par exemple) qui se dépose au fond.

Cette suspension est d’autant plus parfaite que l’eau est plus pure.

Les eaux froides favorisent d’autre part la suspension.

Aussi dans les régions polaires où la salinité de la mer est très amoindrie par l’abondance de l’eau douce, l’argile reste longtemps en suspension et les organismes siliceux s’en servent pour leur squelette.

Par contre si dans l’eau, il se trouve des sels (calcaires notamment) l’argile flocule, (des flocons blanchâtres se déposent rapidement au fond du vase après s’être formés…)

Que s’est-il passé ?

L’argile en suspension est formée de molécules agglutinées chargées d’électricité de même signe. Elles s’agglomèrent lorsqu’elles sont neutralisées par les ions chargés d’électricité de signes contraires des sels dissous dans l’eau.

C’est de cette façon que l’on peut expliquer la précipitation rapide très près des côtes et notamment dans les estuaires des fleuves, des vases argileuses transportées par ces derniers.


SES ORIGINES :

On situe son invention pendant la préhistoire : généralement, au Néolithique, en Asie Mineure, vers le VIIIe millénaire avant J.-C.

Cette hypothèse est toutefois contestée : au Japon, la poterie aurait été inventée vers le XIe millénaire avant J.-C.

Ces propriétés remarquables sont à l’origine de son utilisation très ancienne pour réaliser des objets en céramique, en porcelaine...

L'argile était utilisé par la civilisation suméro-akadienne (les Summériens de Mésopotamie). De petites boules d'argile étaient aplaties pour former un rectangle approximatif afin de pouvoir y inscrire de l'écriture cunéiforme. Les Sumériens utilisaient des sortes de sceau-cylindre. Ces cylindres étaient gravés en bas-relief, et lorsqu'on les faisait rouler en appuyant sur l'argile, ils laissaient une empreinte en haut relief.


SON UTILISATION :

L'argile est omniprésente dans notre vie quotidienne comme dans la plupart des secteurs d’activités :

Prothèses dentaires, moteurs, outils de coupe, hauts-fourneaux, composants électroniques, filtres, buses d’arrosage, assiettes ou plats.

Briques et tuiles sont également fabriquées à partir d’un mélange d’argile et d’eau moulé sous pression, et cuit à une température suffisamment élevée (1200 °C).

Certaines argiles sont utilisées en fonderie, pour réaliser des moules.

Des chercheurs en science des matériaux travaillent sur l'intégration d'argile dans des polymères. Les plaquettes d'argiles peuvent produire un renforcement (déviation des fissures dans les polymères « choc », c'est-à-dire devant résister aux chocs).

Par ailleurs, elles peuvent gêner la diffusion de gaz, et notamment de gaz combustibles issus de la pyrolise, lors d'un feu, améliorant ainsi la résistance au feu du polymère.


Dans un autre registre :

Si l’argile est une matière commode, abondante et bon marché, elle n’en est pas moins une matière noble.
Cette "terre magique" est connue et reconnue depuis des millénaires pour ses vertues thérapeutiques.

Les Egyptiens l'employaient pour la momification en raison de ses principes purificateurs, les Chinois, les Grecs, les Romains connaissaient aussi ses remarquables vertus, le Grec Dioscoride lui attribuait "une force extraordinaire"...

Dans l'industrie des cosmétiques, l'argile entre dans la préparation de nombreux produits (savons, shampooings, masques...) quand elle n’est pas utilisée directement en tant que telle (Tfall ou ghassoul). 

Dans le domaine agricole, l'argile sert de véritable interface entre les problèmes de pollution industrielle et/ou agricole et le sous sol (nappe phréatique…).
Elle sert aussi de réservoir d’eau et d’engrais pour les plantes.

Par instinct, les animaux recourent depuis toujours à l'argile lorsqu'ils sont malades ou blessés en se dirigeant vers les sols argileux dilués par l'eau afin d'apporter le remède à leurs maux...


En résumé :

L'argile est une roche sédimentaire terreuse composée de silicate d'aluminium hydraté.

C'est un des plus anciens matériaux utilisés par l’homme.


Pour info :

L’argile abondante à la surface de la terre est aussi présente dans certaines météorites.





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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 09:46

 

Technique N° 2

Les terres mélées :

Une technique très agréable et surtout magique pour les enfants : tout d'abord on choisit les couleurs de terre que l'on veut mélanger, puis on découpe plusieurs bandes dans chaque couleur que l'on superpose ensuite. à l'aide du rouleau. On les tape ensemble jusqu'à ce qu'elle soit bien compacte et ensuite on fend la boule plusieurs fois. et on superpose à nouveau chaque morceau ainsi de suite jusqu'à la marbrure souhaitée.

Mais voyons plutôt tout ça en image :

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 Prenez des terres de couleurs différentes


 

 et assemblez les

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à l'aide du rouleau compactez
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jusqu'à obtenir un ensemble bien mêlé
100_3430.JPG











coupez de belles tranches dans la masse,
                                                                          puis étalez selon la technique N°1

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100_3436.JPG













Le résultat se révèle après le ponçage
Et voilà un peu ce qu'on peut obtenir :
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 07:44


Je crois et même j'en suis sûre, cette fiche va certainement en intéresser plus d'une d'entre vous.

Buchez bien et interro la semaine prochaine !! 
                                   

 LES ENGOBES


Ce sont des barbotines blanches ou colorées.

Leur coloration peut être :

-         naturelle : engobe rouge, engobe blanc, vert, selon la terre, 

-         artificielle : terre blanche colorée  ton souvent pastel.

L’engobe doit être bien battue pour reprendre sa qualité liquide, lisse et homogène.

On utilise les engobes à deux fins :

-         pour cacher la teinte initiale de la terre.

La terre rouge, très prisée pour ses qualités a un défaut majeur : sa teinte. On peut ainsi modifié son aspect en recouvrant l’objet modelé d’une couche de barbotine blanche ou engobe blanc ; on a ainsi les qualités de la terre rouge et de la terre blanche

-         pour décorer : décors à l’engobe blanc sur terre rouge ou l’inverse donnent une finition rustique intéressante et le coût de revient est très bas.

On peut réaliser différents décors :

           Décors gravés : passer un engobe blanc sur l’objet en terre rouge, laisser sécher, puis graver à l’aide d’une pointe pour retrouver la terre rouge.

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    Décor gravé sur terre rouge, entièrement peint aux engobes

Décors en relief : l’engobe sera posé à la burette, sous forme d’un cordon ou de point, on peut ainsi réaliser des cloisonnements qui pourront être remplis d’émail.


Les engobes se posent sur terre crue, aspect cuir, surtout pas sèche.

La couche d’engobe doit avoir au moins un millimètre d’épaisseur.
On peut obtenir ce résultat soit au pinceau, au trempage, à l’arrosage ou à la burette.

D’un aspect brillant ou mat après cuisson selon que l’objet ainsi décoré ait été ou non passé à la couverte.


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Décor en relief réalisé aux engobes



Attention 

Si l’engobe coule en cours d’engobage :
            la terre est trop humide, laisser raffermir.

Si l’objet se fend :
            la terre est trop sèche, l’objet est perdu.

Si l’engobe s’écaille en cours de séchage :
            la terre est trop sèche et les retraits de la terre et de l’engobe             sont différents.
            C’est souvent le cas des terres chamottées, alors associer les                 mêmes terres et les mêmes engobes.

Si la couleur de l’objet transparaît sous l’engobe :
            la couche d’engobe est insuffisante ou irrégulière, ou l’engobe n’est pas assez opaque. Retoucher si nécessaire, l’objet aux oxydes ou aux stroks avant l’émaillage.

à bientôt








 




















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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 20:05

Nous avions déjà aborder l'utilisation du matériel, au début du blog, avec le rouleau à patisserie et les guides en bois pour étaler la terre.

Mais avant d'aller plus loin, j'aimerais qu'on voit ensemble les outils utilisés généralement en poterie.

Tout d'abord et pour ne pas réinventer la poudre un simple fil à couper le beurre en nylon ou acier permet de trancher les pains de terre.

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Pareillement pour mesurer, on utilisera une simple règlette  ou un mètre ruban , bien utile pour toute mesure de forme diverse (courbe, col, hauteur...), 
 
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L'ébauchoir, outil le plus souvent en buis, utilitaire des deux côtés, de tailles et de formes diverses et variées, indispensable !!!
 

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Tout retrait de terre s'obtient avec une mirette, petit outil aux extrémités en fer, appelée soit mirette ronde lorsque le fil de fer est rond, soit mirette coupante lorsque le fil de fer est plat et coupant (tout simplement)

 

 

 

                                            Mirettes rondes

 

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 Mirettes coupantes

 

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L'estèque est irremplaçable pour lisser, dégrossir de barbotine sèche ou redresser une forme, en fer souple ou en bois

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Et puis, çi-dessous, d'autres outils indispensables en poterie comme un compas, les piques en fer pour chasser l'air, évaluer le fond d'un objet, un couteau, des spatules en bois (les mêmes utilisées en cuisine !)

 
 

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Mais on a souvent recours à du matériel qu'on adapte en fonction des besoins :

 

Les capuchons des feutres, ou autres petits tubes sont d'excellents emporte-pièces pour perforer la terre en un cercle précis.

 

Ici des couteaux de menuisier permettent de retirer ou de vider la terre à des endroits précis (pochoirs...)

 

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 N'oublions pas le ponçage, le fameux ponçage qui possède ses adeptes ou ses détracteurs (nombreux sont ceux qui se reconnaîtront dans une des deux catégories !)
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Cette lampe a nécessité une moyenne de  10 h de ponçage !

Eh bien pour ma part, le ponçage est une étape essentielle dans la réalisation d'un objet et surtout dans sa finition...

 
Bref, donc pour ce fameux ponçage, on utilise des papiers verres ou des grattoirs à récurer (genre scotch brit pour ne pas les nommer)  à des stades d'usure différente, en fonction de la surface à poncer.
Je m'explique :
au début du ponçage on utilise un grattoir neuf pour abraser le plus possible,
et plus on avance dans l'opération plus on se sert de grattoir usager surtout dans la phase finale ou on polit l'objet.

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Et bien entendu comme en poterie on ne jette rien, la poussière obtenue au cours du ponçage est récupérée, malaxée avec de l'eau pour obtenir la barbotine, colle qui servira au collage des terres.

Les pinceaux aussi ont leur utilité en poterie :
Les pinceaux brosse servent à appliquer la barbotine,
Les brosses plates sont utiles au dépoussièrage d'un objet en ponçage,
Les pinceaux tout simplement donnent la couleur aux décors peints à la main.
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Voilà, à présent, vous savez tout !
et avec tout ça, on peut tout faire !!!



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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 17:56

Et si on parlait un peu technique, car il ne faut pas croire, la terre c'est pas si facile, c'est tout un art.

On commence avec un morceau de terre dans les mains, ou le plus souvent posé sur la table,

Et ensuite ? on en fait quoi ?

Tout d'abord, l'approche est la même que ce soit pour les enfants comme pour les adultes débutants :

Pour les enfants, il est nécessaire de les guider, bien qu'ils aient l'imagination fertile, et le plaisir de se salir ; mais la mise en pratique est quelque peu difficile;

Quant aux adultes qui font la démarche de "venir à la poterie", tout se passe dès le premier cours : le toucher de la matière, le contact au fur et à mesure de sa transformation, l'objet qui apparaît, bref, le plaisir .... on aime et alors on ne compte plus, ou on n'aime pas, point barre.

Mais le plus souvent on adhére tout de suite, donc mettons nous au travail.

Technique de base qu'on nommera N°1

Réalisation d'un objet à la plaque :

Prenons une plaque de bois de 45x45 cm environ, un rouleau à patisserie et deux baguettes genre couvre-joints en bois qui nous serviront de guides pour obtenir l'épaisseur de la terre étalée.

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La terre doit tout d'abord être tapée afin de bien la compactée et ainsi éviter toute bulle d'aîr qui serait fatale pour le futur objet au cours la cuisson.

Puis on étire la boule ainsi obtenue à l'aide du rouleau entre les deux guides jusqu'à ce que la terre atteigne l'épaisseur désirée.

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la plaque de terre ainsi obtenue nous permettra soit d'épouser un moulage,

 

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soit de réaliser une plaque 

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ou  autre emporte pièce

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Bref une technique qui ouvre de larges possibilités !

 

à bientôt pour de nouveaux apprentissages

 


 

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